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JO de Londres – Huit Pisciacaises sur la ligne de départ

Publié le 3 août 2012, 9:00

Jeux Olympiques de Londres, samedi 4 juillet 2012 (10 heures), 55 filles au départ dont 8 sociétaires de Poissy Triathlon. Qui dit mieux ? A quelques heures de la course olympique, l’ensemble du club de Poissy Triathlon apporte son plus fort soutien aux huit Pisciacaises qui prendront le départ de l’épreuve féminine, samedi matin, à Hyde Park : les Françaises Jessica Harrison et Carole Péon, les Néo-Zélandaises Andrea Hewitt et Kate McIlroy, l’Australienne Erin Densham, la Tchèque Radka Vodickova, l’Irlandaise Aileen Morrison et la Hollandaise Rachel Klamer.

Ces deux dernières ont accepté de se confier à quelques jours de la course olympique de triathlon.

Arrivées au club cette saison, Aileen Morrison (30 ans) et Rachel Klamer (22 ans) ont le point commun d’avoir commencé le triathlon il y a seulement cinq ans. La jeune Hollandaise a même intégré le circuit international WTS (World Triathlon Series) seulement l’an passé ! A force d’envie et de détermination, elles ont donc gravi petit à petit les échelons pour venir décrocher le tant convoité sésame olympique. Entretien avec celles qui pourraient bien venir jouer les trouble-fêtes à Londres.


A quel âge avez-vous commencé le triathlon ?

Aileen Morrison : J’avais fait quelques triathlons amateurs durant mes années d’adolescente mais je n’ai vraiment repris le sport sérieusement qu’au cours de ces cinq dernières années, c’est-à-dire depuis que j’ai 25 ans. J’ai tout juste été diplômée à l’université quand j’ai décidé de m’investir dans le triathlon.
Rachel Klamer : J’avais l’habitude de nager depuis toute petite mais, parce que mes parents étaient des coureurs et que j’aimais ça aussi, j’ai commencé à m’entrainer dans un club d’athlétisme où j’ai rencontré un triathlète. J’ai fait mon premier triathlon en 2008 à Forbach. Et une semaine après, j’ai participé aux Championnats d’Europe Junior à Lisbonne (Portugal) où j’ai terminé à la 26e place.

Aviez-vous imaginé, à vos débuts dans la discipline, participer un jour aux Jeux olympiques ?

A.M. : Jamais, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais pensé accomplir tout ce que j’ai réalisé au cours de ces cinq dernières années. Quand j’ai commencé le triathlon, j’espérais juste gagner les courses de mon club et championnats locaux, et cinq ans après je me vois disputer les Jeux olympiques !
R.K. : Quand j’ai commencé le triathlon, les entraîneurs m’ont parlé des Jeux olympiques mais j’étais vraiment trop jeune. Je venais de commencer le triathlon et je ne savais pas si j’avais le potentiel pour devenir une très bonne athlète. En 2010, on en a reparlé avec mon entraîneur et ce projet est devenu à ce moment-là, pour moi, réalisable. Pour commencer, j’avais besoin de points ITU pour entrer sur le circuit WTS. Lorsque j’y suis arrivée, tout s’est enchainé très vite et je me suis qualifiée pour les JO.

Que représente pour vous cette sélection olympique ?

A.M. : Cette sélection récompense toutes les fois où il faut se lever tôt le matin pour nager dans le froid ou courir dans la neige, pour tous les verres de vin que je n’ai pas pu boire et pour toutes les barres de chocolat que j’ai pas pu manger. Grâce à mon entraîneur, mes partenaires d’entrainement, ma famille, mes amis ainsi que les structures sportives irlandaises je peux m’entraîner à plein temps et continuer à progresser. Je suis excitée et impatiente de pouvoir prendre le départ.
R.K. : Je suis vraiment heureuse de m’être qualifiée. Il y a encore un an et demi, je n’aurais pas pensé y être. Mais maintenant la course des Jeux olympiques est toute proche et je suis impatiente d’y être.

Dans quel état d’esprit et avec quels objectifs abordez-vous cette course ?

A.M. : Je vais aux Jeux dans un état d’esprit très positif. J’ai fait d’énormes progrès ces trois dernières saisons. Chaque année, je me suis améliorée et mon début de saison sur les WTS est très encourageant. Après tout, ce n’est qu’une natation, un vélo et une course à pied.
R.K.: Je vais aux Jeux olympiques en essayant de faire comme s’il s’agissait d’une course normale. Je ne pourrai pas faire plus que ce que je suis capable de faire mais en tout cas je vais vraiment en profiter.

Une médaille est-elle envisageable ?

A.M. : Je pense que pour être une médaillable potentielle il faut être à chaque WTS sur le podium. Je n’ai que deux médailles à ce niveau-là donc certaines filles sont beaucoup plus susceptibles de monter sur le podium que moi.
R.K. : Non, je ne pense pas que je suis capable de terminer dans les trois premières. Il y a de nombreuses athlètes qui sont bien plus fortes et plus expérimentées. Je suis encore jeune mais qui sait ce je serai capable de faire en 2016…

Quel est votre meilleur souvenir avec le club de Poissy ?

A.M. : Poissy est une grande équipe avec des athlètes de classe mondiale. Ce club vous fait sentir que vous êtes la bienvenue à chaque fois que vous venez en France. Il y a une grande camaraderie avec les autres filles et, même s’il y a une pression pour la victoire, je prends beaucoup de plaisir à courir avec des coéquipières internationales et des talentueuses athlètes françaises. L’atmosphère lors des courses sur le Grand Prix est vraiment très bonne et il y a toujours une grande foule pour nous encourager. J’ai vraiment hâte de recourir de nouveau avec Poissy en septembre pour le Grand Prix de Nice.

Aura-t-on bientôt l’occasion de vous voir en France avec les couleurs de Poissy ?

R.K. : Bien sûr, je vais essayer de courir si possible avec Poissy cette année.

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