poisson PoissyTriathlon.com, le site de Poissy Triathlon et de ses adhérents

Quand triathlon rime avec marathon

Publié le 9 avril 2013, 8:00

Poissy-triathlon-marathon-paris-2013Ils étaient 46 000 inscrits et probablement plus de 40 000 au départ du 37ème Marathon de Paris, dimanche 7 avril dernier.
Malgré une semaine morose et des températures un peu fraîches, le soleil était au rendez-vous ce matin-là pour accompagner les coureurs pour les 42,195 km du parcours à travers la capitale. Une balade pour certains, un chemin de croix pour d’autres, mais des souvenirs incroyables pour tous les participants.
Et parmi eux, 5 de ces coureurs étaient des adhérents de Poissy Triathlon. 5 du groupe masters qui se connaissent tous très bien : Damien LE BOURLIGU, Stephan BOLE, Michel BOUDRAS, Myriam SALAUN et Mathieu GUEDON.

Alors que Peter Some, le kényan vainqueur de l’épreuve en 2h05’36 » (rien que ça), était probablement déjà dans sa douche à se prélasser, le premier de nos courageux pisciacais, Damien LE BOURLIGU, franchissait la ligne d’arrivée en 2h50’35 », soit près de 15 km/h de moyenne. Il était suivi de près par Stephan BOLE qui termine en 2h57’12 », puis par Michel BOUDRAS (3h12’04 »), Mathieu GUÉDON (3h36’09 ») et Myriam SALAUN (4h39’45 »).

Après une journée de repos dans les pattes, Damien revient sur sa course :
Au vu de ma préparation, pas véritablement spécifique, je suis plutôt content de ma course. Ce marathon n’était qu’une étape en vue de l’Ironman de Nice fin juin. Ainsi je ne l’ai pas préparé de la façon la plus optimal possible (entrainement quasi normal la semaine dernière avec une dernière sortie vélo samedi matin !) en n’effectuant que quelques sorties longues durant les semaines précédentes.
Je m’étais fixé, malgré tout, de faire en dessous des 2h50 déjà atteint il y 2 ans 1/2 au marathon de Vincennes. Je me suis donc lancé en ayant en tête la moyenne de 4 min/Km. Mais très vite, me sentant en jambes, j’ai décroché du chronomètre pour adopté une allure qui me convenait sans me sentir dans le rouge. C’est un camarade de jeu qui m’a fait prendre conscience que cela était parti vite par rapport à mes marques avec un temps de 1h19 au semi !!!
A ce moment-là je me suis posé quelques questions, en me demandant s’il ne valait pas mieux ralentir l’allure même si je ne me sentais pas en surrégime. Puis je me suis vite pris au jeu et ai gardé ce rythme de 2h40 final malgré la relative prise de risque d’éclater en plein vol ! Ainsi, à l’approche de la Tour Eiffel au 30e km (la classe tout de même de traverser Paris avec l’encouragement de ces milliers de spectateurs !), j’ai ressenti les premiers tiraillements dans les mollets. Cela n’a fait que s’amplifier jusqu’à la fin sans aucune chance, finalement, de retrouver un peu de jambes pour reprendre de l’allure.
J’ai pu finir dans un temps convenable pour moi, de 2h50, et ressors tout de même content d’avoir fait le marathon de Paris !

Une expérience de course passionnante qui va maintenant faire place à un peu de récup :

La semaine à venir va se résumer à du repos, un peu de natation et la reprise de la bicyclette en fin de semaine. Puis reprise de l’entrainement pour l’objectif de la saison à Nice. Ce fut une bonne expérience (une bonne claque en fait et rappel à l’ordre : ne pas aller trop vite !) en vue de Nice dans 2 mois 1/2 et la conviction qu’atteindre les 2h40 sur marathon n’est pas si absurde que cela.

Encore un grand bravo à eux pour leurs performances. Vous remettez ça l’année prochaine ?

Résultats

1. Peter SOME (KEN) – 2:05:36
2. Tola TADESE (ETH) – 2:06:33
3. Eric NDIEMA (KEN) – 2:06:33

390. Damien LE BOURLIGU – 2:50:36
729. Stephan BOLE – 2:57:37
2255. Michel BOUDRAS – 3:12:04
5678. Mathieu GUÉDON – 3:36:09
32653. Myriam SALAUN – 4:39:45 (4838è chez les femmes)

Crédit photo : Laura Cormier

poisson